juillet 10, 2008
Dilemme
Quelquefois, je ressens un des pires dilemmes qu’un médecin puisse ressentir.
J’aimerais tuer des gens.
Pas buter n’importe qui au hasard, non. Disons que pour commencer je me contenterais de Foreman.
Ca serait tellement facile. Le toit de l’hôpital offre une vue plongeante sur sa place de parking.
Ca fait cinq jours que cet abruti entretient des messes basses dans mon dos. On jurerait qu’ils spéculent tous sur l’heure de mon décès. Pourtant, je trouve que j’ai relativement bien récupéré.
Tout le monde croit que les choses m’échappent. Tout le monde me parle de manière si mielleuse que j’en ai parfois la nausée.
Cuddy m’a laissé manquer cinq heures de consultations cette semaine. Je n’ai pas eu la moindre petite remarque à ce sujet. J’essaie de tirer avantage de la situation, autant que possible.
Cameron est venue m’inviter à manger. J’ai décliné. La dernière chose dont j’ai besoin en ce moment c’est de côtoyer des bienheureux, qui me chanteraient les louanges d’un monde beau et cruel à la fois.
La vie ne devrait pas être un hasard. Cela fait deux mois qu’Amber n’est plus. Elle manque à Wilson, qui ne quitte plus son bureau et qui ne m’adresse la parole que par onomatopées. Ca lui ressemble tellement de s’engluer dans cette drôle de chose appelée deuil. Je me promets de lui en toucher un mot, à l’occasion.
Dès qu’il aura ravalé ses envies de me casser la gueule.
19:17 Publié dans Impressions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : house, humeur, relations