septembre 14, 2008

En route vers Las Vegas (4)

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Il avait été convenu avant le départ que Cuddy couvrirait les frais imprévus. On va dire que cet accord satisfaisait tout le monde, moi le premier, jusqu’à ce que je sois mis devant le fait accompli. Lorsque Cuddy avait tendu une liasse de billets verts à Jack Dumber, le vieil indien Navajo qui s’était chargé de changer le calorstat et de purger les circuits de ma Coronet, j’avais poussé un soupir résigné. Ça ne me plaisait pas.

 

«  C’était le deal, m’expliqua patiemment Cuddy. C’est ma façon de participer au frais de route… Nous avions évalué ce risque, et ça ne me pose aucun problème.

 

Je grommelais dans mon coin. L’idée que l’on puisse subvenir de quelque façon que ce soit à mes besoins, en temps normal, ne me dérangeait pas. Mais là, il s’agissait non seulement d’une femme mais en plus, de ma voiture. J’avais l’impression que mon honneur en prenait un coup.

 

***

 

La veille, nous étions tombés en panne à l’intersection de South Rim et Desert View Drive, à quelques kilomètres d’une bourgade du nom de Cameron. C’était une forme de chance, car cette minuscule ville de quelques centaines d’habitants située au milieu de nulle part, comportait un motel et une station service qui faisait office de garage.

 

Nous devions y passer une nuit et repartir dès le lendemain en cours de journée. Dumber, le vieil indien lymphatique qui s’était chargé de nous remorquer, nous avait assuré qu’il mettrait le paquet pour que nous puissions être à Las Vegas dans les temps. J’avoue qu’en écoutant sa voix monocorde, il me fallut fournir de gros efforts pour le croire sur parole. En attendant, il nous restait du temps à tuer dans ce que nous autres américains définissons comme une horse town.

 

Prescott ne démordait pas de l’idée que si nous étions remontés du Nouveau Mexique vers l’Utah, cela nous aurait fait gagner quelques heures et éviter des ennuis. Il nous vanta les mérites de l’hospitalité mormone pendant le dîner, pris dans le seul restaurant indien de la bourgade, puis, il nous brossa un tableau idyllique de Salt Lake City : démographie, climat, administration locale, il ne lésina sur aucun moyen pour impressionner Cuddy, qui l’écoutait patiemment, piochant dans un plat de quezadillas agrémentés d’une délicieuse sauce pimentée. Pour ma part, les jérémiades de Prescott commencèrent à me taper sérieusement sur le système. Je vidais ma bière d’un trait et les plantais là, tous les deux, pour aller faire quelques pas au dehors.

 

L’air était doux. La nuit était tombée, embrasant de mille feux le Trading Post, une sorte de canyon miniature qui bordait la petite ville de Cameron. Je décidais de me rendre au General Store pour acheter une bouteille de Bourbon et des cigarettes. J’avais envie de finir ma soirée seul, dans un recoin sauvage, éloigné des discussions stériles de mon camarade de chambrée. Il me semblait bien plus opportun de profiter de la nature sauvage qui se trouvait à proximité immédiate.

 

 

Le General Store faisait office de bar local. Il y avait une de ces immenses enseignes un peu antiques, qu’on s’attend à trouver à la devanture des vieilles échoppes. A une époque, j’avais été fou de ces vieux machins en bois. On pouvait y lire Cameron Pool Hall. Et pour cause, un immense billard occupait le fond de la salle, dans un recoin anguleux et mal éclairé, pratiquement hors de portée des regards.

Deux paumés se trouvaient encore là. Le barman qui semblait végéter derrière son comptoir et se bornait à fixer une antique horloge d’un air impassible. Face à lui, un vieil ivrogne, manifestement dans un état d’ébriété avancé, étreignait son bourbon en marmonnant des choses incompréhensibles. Les boiseries, les lumières tamisées, la tranquillité des lieux rendaient l’ambiance plutôt cosy.

 

Je m’approchais du comptoir tout en me tenant à distance respectable de l'alcoolique et commandais une bière et un paquet de Marlboro. Le serveur s’exécuta en silence, en me lançant un regard meurtrier compte tenu du surcroît de travail que je lui donnais soudain. Il alla ensuite reprendre sa pause, près de la pendule, les coudes sur le plan de travail.

La bière était exquise et je commençais à me détendre pour de bon, mais mon répit ne fut que de courte durée. Cuddy, s’étant lancée à ma recherche, vint à faire irruption dans la pièce. Je soupirais nerveusement, n’ayant aucune envie de fournir des explications sur mon départ précipité. Le poivrot commença par me regarder en coin, puis il se rapprocha imperceptiblement de moi, un affriolant sourire édenté s’étirait sur ses lèvres cyanosées. Il me salua d’un bref clignements des yeux. Je lui répondis aussi évasivement que possible, mais le mal était déjà fait.

 

- Alors, chef, vous êtes du patelin ? 

 

Sa voix était pâteuse à souhait, elle en disait long sur son état. Je répondis que non, on pouvait difficilement faire plus laconique. Mais il enchaîna.

 

- Pas d’ici ? Mais alors d’où venez-vous ? 

 

Je dus à contrecoeur rentrer dans les détails. Et c’est ainsi qu’en deux temps, trois mouvements, il en su bien plus long que ce que je ne voulais livrer. Lorsque je tentais une ultime fois de me dérober aux yeux de Cuddy de manière discrète, il posa sur moi un regard lourd de sous-entendus où je crus également percevoir une lueur de joie malsaine.

 

- Je comprends …On s’est disputé avec sa petite femme, hein, chef ? 

 

Je piquais du nez dans mon verre. Deux choix s’offraient à moi : celui de rebrousser chemin et d’aller parcourir un peu plus vite que prévu le désert environnant ; celui de rester et discuter avec ce buveur invétéré, ce qui incluait que je m’enivre aussi pour pouvoir tenir le choc et  ainsi tresser le courant empathique qui nous faisait défaut.

Je me mis à fouiller frénétiquement mes poches à la recherche d’un peu de monnaie pour régler ma commande, c’est alors que la voix de Cuddy s’éleva dans les airs, provoquant un sursaut général.

 

- House ! S’écria t-elle en marchant vers moi.

 

Dans le silence ambiant, son appel me parut vingt fois amplifié. Mon acolyte me toisa d’un air stupéfait, le serveur, émergeant de sa torpeur, entrouvrit un œil interrogateur. Cuddy s’approcha, posa sa main sur mon bras, et me força à lui faire face.

 

- Passe encore que vous ayez envie de changer d’air, me souffla t-elle furibonde. Mais de là à me laisser seule, en pâture à Prescott, je dis non !

 

Pour toute réponse, je laissais échapper un long bâillement. Elle me dévisagea avec beaucoup d’intérêt et de gravité. Je pensais qu’elle devait chercher à déceler un détail chez moi qui aurait pu infirmer… ou confirmer ce qu’elle pensait de mon outrecuidance. Je ricanais :

 

- Prescott cherche à vous séduire, ce qui signifie que le viol est totalement exclu de sa stratégie… Vous ne risquez rien. Allez le rejoindre. 

 

Elle resta campée devant moi, les mains sur les hanches, pleine d’hésitation. Un léger sourire s’esquissa sur ses lèvres.

 

- Vous êtes charmant, me répondit-elle. Mais je pense que j’ai mieux à faire ce soir que de l’écouter délirer sur le profil géologique de l’Utah en passant par l’approche stratigraphique … 

 

- Serait-ce sa façon d’être profond ? Plaisantais-je.

 

Son sourire s’accentua et elle vint se percher sur un tabouret, juste entre l’ivrogne et moi. Tapotant sur le comptoir pour réveiller le serveur, elle commanda un tequilito. Indiscutablement, la soirée battait son plein au drugstore local de Cameron. Je lui en fis part, d’une voix douce-amère, en vidant à longs traits la totalité de ma bière avant de repasser commande, dans la foulée.

 

- Quelque chose ne va pas ? S’enquit-elle avec précaution.

 

De la tête, je fis signe que non et répondis que tout allait bien. Je jouais avec la bouteille à peine entamée nichée au creux de mes mains. J’eus soudaine conscience que je ne l’aidais guère à ce moment précis, qu’à de simples renvois de balles, nous n’aurions aucune chance d’améliorer nos échanges et que de toute façon, nous n’avions pas mieux à faire ce soir là. Je respirais profondément et cherchais son regard.

 

- Non, en fait, il y a deux trois trucs qui ne vont pas... J’entame une brillante carrière de néphrologue en septembre, avec une dette de 120 000 dollars sur le dos. Et je ne pense pas que cette panne en plein désert va me faciliter la tâche…

 

Cette phrase m’avait coûté. Je mis ça sur le compte de mon état d’ébriété naissant. Le visage baissé, j’attendis son rebond. Il ne tarda pas à se manifester, lorsque enfin, ses mains apparurent dans mon champ de vision ; elle venait de prendre appui sur le comptoir.

 

- Je ne crois pas non plus qu’un simple endroit puisse être responsable de tant de maux… Je veux dire, je vous connais peu, mais vous ne m’avez pas l’air de quelqu’un qui aurait des préjugés sur les choses et les gens. 

 

Je lui dis alors que j’avais longtemps été comme ça, que ça s’était avéré être bien pratique pour faire un bout de chemin dans le monde sans se poser de questions, mais qu’on ne pouvait s’en accommoder qu’un temps. Je lui expliquais combien il avait été difficile pour moi de me débarrasser du carcan paternel et de son kit « prêt à penser ». Que ma découverte brutale du libre arbitre m’avait plongé dans des affres d’incertitude ; que j’avais commis des milliers d’erreurs sans jamais pouvoir m’y résoudre.

Je tournais autour du pot. Elle comprit bien vite où je voulais en venir.

 

- Parlez moi de votre père, demanda t-elle aussitôt.

 

- Le Colonel John House est loyal, laissais-je échapper. C’est un américain parfait qui accomplit ses tâches d’époux et de père dans les règles de l’art, de la même façon dont il s’acquitte de son devoir de citoyen. Je ne pense pas qu’il en ait éprouvé un jour un plaisir particulier. Il le fait simplement parce que cela rentre dans l’ordre des choses. Il fallait que son fils réussisse et se distingue. Je ne pense pas qu’il en soit fier, dans le fond. La seule chose qui importe c’est que je rentre dans le droit chemin qui avait été défini pour moi bien avant ma conception…

 

Je peux difficilement retranscrire la totalité de notre conversation. Tout ce que je sais, c’est qu’elle m’écoutait respectueusement, la tête légèrement penchée de côté. Ses yeux restaient rivés aux miens, provoquant parfois en moi des instants de gêne. Mais elle savait exactement comment me récupérer lorsque ma voix se faisait hésitante, où lorsque d’un geste évasif, je balayais des pensées trop complexes à exprimer. Elle reformulait pertinemment un mot, une phrase, m’encourageant à aller au bout, m’ouvrant des voix vers des réflexions plus fertiles. Le moment est arrivé où je me suis trouvé ridicule dans mes épanchements  éthyliques. Elle me sourit.

 

- Vous n’avez pas bien fait le ménage, rétorqua t-elle. Un résidu de prêt à penser est encore coincé quelque part. Il y a-t-il une loi en Arizona qui interdise les confidences à tombeau ouvert ?

 

- Le seul intérêt que je porte aux lois et aux règles, c’est celui de les contourner, tranchais-je en absorbant une énième lampée de Samuel Adams Summer Ale.

 

Le temps ne nous avait pas attendu sans qu’aucun de nous deux n’en ait eu réellement conscience. Un bref coup d’œil dans le bar nous confirma qu’il n’était même plus raisonnablement tard : l’ivrogne, perché sur un tabouret haut, sommeillait accoudé au comptoir, en dodelinant de la tête. Quant au garçon, il astiquait mollement quelques verres tout en baillant à foison, donnant l’impression de s’activer pour ne pas tout bonnement sombrer.

Je me retournais vers elle :

 

- J’ai envie de me dégourdir les jambes… Ca vous dirait d’aller faire un petit tour aux alentours du canyon ?

 

- Avec plaisir, dit-elle en se levant tandis que je réglais nos consommations. 

 

La nuit était à la fois fraîche et douce. Une lune nouvelle éclairait la chaîne de montagnes qui ceinturait les lieux.  Nous avons pris une direction au hasard. Je lui proposais une cigarette qu’elle accepta, à ma grande surprise. Fumer en sa compagnie prenait une autre dimension. Ce n’était plus le geste automatique que j’accomplissais parfois, c’était un réel moment de détente et de partage. Muets, nous savourions ces minutes, les yeux perdus dans le vague. Lorsque nous sommes arrivés aux abords du canyon, presque à son point culminant, nos regards portèrent au loin et je laissais échapper un soupir de satisfaction : j’avais soudain l’impression délicieuse d’avoir une vue imprenable sur mon avenir. Un coyote hurla quelque part. A mes côtés, je devinais qu’elle souriait, de ce si étrange sourire qui ne l’avait pas quittée de la soirée.

 

Il faut croire que j’étais particulièrement inspiré lorsque je lui ai demandé :

 

- Vous n’aimeriez pas savoir à quel moment on cesse un jour d’être tout puissant ? 

 

Elle me demanda d’être plus clair. Il est vrai que nous étions tellement en phase que j’en oubliais parfois d’être explicite, je croyais qu’elle allait me comprendre au-delà des mots.

 

- Lorsque vous étiez gosse, vous pensiez à un moment que vous déplaceriez les montagnes, que rien ne vous serait impossible. Vous vous voyiez comme une sorte de héros des temps modernes qui avait la solution pour tout, la force de tout résoudre. Vous étiez même persuadée que vous aviez des pouvoirs surnaturels et souvent vous les mettiez à l’épreuve. Mais un jour, quelqu’un est venu court-circuiter tout ça, il vous a prise sur ses genoux, et les yeux dans les yeux, il a cru bon de vous expliquer que vous étiez éphémère. Et vous, vous y avez adhéré tout en refusant d’y croire, vous avez continué votre petit manège en cachette, jusqu’à ce que vous grandissiez vraiment, et là, sans vous en rendre compte, vous avez renoncé à vos conceptions. 

 

Du bout de l’index, elle parcourait pensivement ses lèvres closes, s’appliquant à les frôler et peut-être y savourer les dernières traces de sucre laissées par le tequilito. Je scrutais cette image sans pouvoir m’en détourner. Je poursuivis :

 

- Si je vous dis que quand j’étais môme, j’avais un don caché. Il me suffisait de croire très fort à quelque chose et cette chose se produisait. Malheureusement, j’ai commis l’erreur d’en parler à mon entourage, qui s’est arrangé pour me remettre dans le droit chemin. Le jour où j’ai cessé de croire en mes facultés, elles se sont volatilisées, comme si ma propre volonté en avait toujours été le catalyseur. 

 

Elle se rapprocha insensiblement de moi, peut être pour se réchauffer un peu, et me rétorqua :

 

- Je vous réponds alors : Pourquoi avoir cessé d’y croire ? 

 

Sa voix était douce, elle ne cherchait pas à me juger. Je sentis à cet instant combien elle me faisait confiance, combien l’estime qu’elle me portait était grande. Nos regards s’accrochèrent à nouveau, sous la pâle lueur de la lune. Je secouais la tête et sans vraiment mesurer la portée de mon geste, passais un bras autour de ses épaules.

Je ne me souviens pas vraiment de la teneur de notre conversation ensuite. Peut être sommes nous restés silencieux, après tout. Il me semble que tout ce que nous aurions pu dire aurait pu soit rompre le charme, soit tomber sous le sens. Nous nous sentions suffisamment proches pour affronter le silence en chœur.

 

Tôt le matin, juste avant le lever du soleil, je l’ai raccompagnée à la porte de sa chambre. Sur le seuil, je regardais le sol d’un air embarrassé. Il est vrai qu’après cette nuit, avec tout ce que je m’étais envoyé comme bière, je n’étais plus vraiment étanche. Elle était appuyée à l’encadrement de la porte et m’examinait avec attention. 

 

- Bon, ai-je commencé péniblement, en cherchant mes mots.

 

- Bon… A-t-elle enchaîné, pas très sûre d’elle.

 

- Nous savons tous les deux que ce ne serait pas une très bonne idée… Ai-je continué, en prenant mon courage à deux mains.

 

Elle a poussé un soupir nerveux, a croisé les bras, sans me lâcher du regard. On aurait dit que ses yeux cherchaient à sonder mes pensées les plus inaccessibles, à cet instant. Je lui devais une explication, je me lançais :

 

- Cuddy… Je ne veux pas m’impliquer dans quelque chose dont je n’aurais pas envie…

 

Elle se raidit, de manière légère mais perceptible.

 

- Qu’est ce qui vous fait croire que j’attends quelque chose de vous ? Répliqua t-elle d’un ton glacial.

 

Je voulus répondre mais elle ferma brutalement la porte, me laissant seul, désemparé, le nez au vent. Mon premier réflexe fut de vouloir tambouriner au battant, mais je me ravisais.

 

J’ai alors rejoint notre chambre où Prescott dormait à poings fermés. Malgré les précautions que je pris pour faire le moins de bruit possible, me déshabillant à la faible lueur de la lampe de chevet, il ouvrit un œil et grommela une bordée d’injures à mon attention.

 

- T’es un enfoiré… Je savais bien que tu te la taperais, au final. » Marmonna t-il d’une voix rendue presque indistincte par le sommeil, mais néanmoins avec humeur.

 

Je lui répondis avec une violence qui me surprit moi-même de la fermer, et de me foutre la paix une bonne fois pour toutes, avant d’ouvrir rageusement les draps et de me jeter dedans. Je n’ai pas pu trouver le sommeil. Trop de questions, d’interrogations troublaient ma réfléxion. Alors que l’aube pointait le bout de son nez, j’avais déjà grillé la moitié de mon paquet de cigarettes et les tréfonds de mon esprit étaient aussi enfumés que l’atmosphère de la chambre. Je me souviens m’être demandé si la teinte rougeoyante qui avait incendié les cieux du Trading Post devait être considérée ou non comme de bon augure. Je me fis la promesse de poser la question au premier navajo que je croiserais.

Quoi qu’il en fut, ce jour s’annonçait décisif.

 

(à suivre)

 

Commentaires

Je trouve Cuddy très intuitive avec vous. Elle a l'air de vous deviner sur le bout des doigts.
Elle pourrait même ouvrir une spécialité médicale : la Housologie.
Quel dommage qu'elle se soit orientée vers l'endocrinologie...

Je comprends mieux la dimension de votre complicité actuelle grâce à cette aventure épique.

Il est vrai que vous vous comportez souvent comme un garçon à la pensée magique. Et ça semble vous réussir pour les diagnostiques. Heureuse de constaté que vous avez recommencé à y croire finalement.

Miss Burmie

Ecrit par : Miss Burmie | septembre 15, 2008

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Que de confidences !

C'est l'alcool qui vous fait parler, le lieu ? Cet endroit devait être vraiment troublant pour que vous vous laissiez aller à autant de révélations.

Notre doyenne à d'étranges pouvoirs sur vous...

Et ce pauvre Prescott, il a quand même fait l'effort de tout bien réviser ces cours de Géographie sur l'Utah tout ça pour rien !
Je me demande encore comment Cuddy a fait pour ne pas s'endormir pendant tout ce fabuleux discours !

Ah nostalgie quand tu nous tiens....

Lilla

Ecrit par : lilla | septembre 15, 2008

Greg,
etes-vous sur, que vous vous seriez engagé dans quelque chose dont vous " n'auriez pas eu envie " ! Il doit etre difficile de rentré dans sa chambre d'hotel apres une nuit passée au milieu du desert a parler de choses tres spirituelles avec une jeune et magnifique Cuddy !
Enfin il est vrai que ce tableau fait rever !
Merci House

Laura

Ecrit par : Laura | septembre 15, 2008

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