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juillet 20, 2008

Kutner

Je crois que j’aime bien Kutner.

Bien sûr, personne n’est au courant. Surtout pas lui.

 

Il parle peu de lui, déploie une énergie peu commune dans son travail, mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est qu’il ne perd jamais une occasion de se marrer.

Il a investi la chambre du comateux, en a truffé les placards de pop-corn, biscuits, sodas et barres chocolatées. Il prétend que c’est l’endroit le plus sûr de Princeton Plainsboro pour planquer des trucs, vu que personne ne vient jamais visiter cette chambre. Personne d’autre que nous deux, j’entends.

 

On s’y retrouve souvent, à l’heure des consultations. En fait, ironie du sort, General Hospital est diffusé précisément à cette heure là. On a rédigé une lettre à Cuddy, à ce sujet, demandant une révision de nos horaires d’astreinte, mais la requête est restée sans réponse à ce jour.

 

- On aurait plus de chance en adressant une demande directe à la chaîne ABC, a-t-il déploré hier matin, les yeux rivés sur la plastique avantageuse d’Anna Devane.

 

Je lui ai piqué quelques pop-corn, sans lâcher le petit écran du regard.

 

- Ca ne vous semble pas un peu aléatoire ? J’ai demandé.

 

- Oh, ça non ! A-t-il répondu la bouche pleine. Aucune demande ne l’est jamais. Il suffirait de tourner habilement la lettre. De dire que les horaires de diffusion de la nouvelle saison empêchent à l’ensemble du personnel des hôpitaux de mener à bien leurs taches. Que ce soap nous est vital, qu’il est comme notre pain quotidien, qu’il nous permet d’évacuer le stress, ce sans quoi, on ne sauverait pas autant de patients. Un petit coup de cirage de pompes, un petit cachet de Cuddy, et le tour est joué !

 

 

Vraiment, il me plait bien, Kutner.

 

Ce matin, je lui ai demandé de me prêter vingt dollars. Il a sorti un billet de sa poche. J’ai noté son air hésitant.

 

- Voyons voir, a-t-il exposé. Si je vous prête ces vingt dollars et que vous ne me les rendez pas, nous encourons le risque de nous fâcher plus tard. D’un autre côté, si je ne vous les prête pas, nous nous fâchons, ici et maintenant… Mais l’avantage, c’est que je garde mon fric !

 

 

Et il a rangé le billet dans sa poche.

 

Sincèrement, il me plait de plus en plus.

Commentaires

Ah!

Kutner est moins naïf à votre contact. Il a aussi retenu la leçon de Taub...
En tout cas, ça fait plaisir de vous voir partager votre jardin secret avec un autre être humain...
Remarquez, je commence à douter d'un truc...

Est-ce que Kutner est Humain?

Avouez, House! Vous avez découvert un truc pas clair sur Kutner, et vous attendez de le droguer pour l'opérer et l'étudier. Un mystère. De quelle planète vient-il?

Ecrit par : Miss Burmie | juillet 21, 2008

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Miss Burmie,
Me pensez-vous fou ? Pensez-vous que j'aurais pris le risque d'embaucher un humain ?
Je n’ai pas besoin d’un autre humain dans mon équipe. J’avais déjà Cameron. Les humains m'emmerdent, ils sont vraiment trop humains parfois.
Kutner me plait, parce qu'à l'intérieur de lui les junk food prennent plus de place que les sentiments. D'ailleurs, le coeur et l'encéphale de Kutner sont enrobés de milk shake, ce qui leur permet de rester froids en toute occasion.
Pour l'histoire du jardin secret, laissez moi rire : On ne partage que des pop corns et nos impressions sur les soaps. C'est bien suffisant.
Grincheusement,
Greg House

Ecrit par : Greg House | juillet 22, 2008

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